COMMUNIQUE
DU CONSEIL
DES
MINISTRES
Le Conseil des ministres s'est réuni lundi
sous la présidence du Président de la République, M.
Abdelaziz BOUTEFLIKA, et a rendu public le communiqué
suivant :
"Le Président de la République, Monsieur Abdelaziz
BOUTEFLIKA, a présidé ce jour, lundi 10 Joumada Ethania 1431
correspondant au 24 mai 2010, une réunion du Conseil des
ministres.
1. Le Conseil des ministres a tout d'abord examiné et adopté
le programme d'investissements publics pour la période
allant de 2010 à 2014.
Ce programme s'inscrit dans la dynamique de reconstruction
nationale entamée, voilà dix années, d'abord avec le
Programme de soutien à la relance économique, engagé en
2001, à hauteur des ressources alors disponibles. Cette
dynamique a été relayée par le programme 2004-2009, lui-même
conforté par les programmes spéciaux au profit des wilayas
des Hauts Plateaux et du Sud. Ainsi, le coût de l'ensemble
des opérations de développement inscrites durant les cinq
années écoulées, dont certains projets structurants sont
encore en cours de réalisation, aura atteint près de 17.500
milliards DA.
Le programme d'investissements publics retenu pour la
période allant de 2010 à 2014 implique des engagements
financiers de l'ordre de 21.214 milliards DA (ou
l'équivalent de 286 milliards de dollars) et concerne deux
volets à savoir:
- le parachèvement des grands projets déjà entamés,
notamment dans les secteurs du rail, des routes et de l'eau,
pour un montant de 9.700 milliards DA (équivalent à 130
milliards de dollars),
- et l'engagement de projets nouveaux pour un montant de
11.534 milliards DA (soit l'équivalent de près de 156
milliards de dollars).
Le programme 2010-2014 réserve plus de 40% de ses ressources
à l'amélioration du développement humain avec notamment :
- près de 5000 établissements de l'Education nationale (dont
1000 collèges et 850 lycées), 600.000 places pédagogiques
universitaires et 400.000 places d'hébergement pour les
étudiants, et plus de 300 établissements de formation et
d'enseignement professionnels,
- plus de 1500 infrastructures de santé dont 172 hôpitaux,
45 complexes spécialisés de santé, et 377 polycliniques, ce
à quoi s'ajoutent plus de 70 établissements spécialisés au
bénéfice des handicapés,
- deux (02) millions de logements, dont 1,2 million seront
livrés durant le quinquennat, le reste devant déjà être mis
en chantier avant la fin de l'année 2014,
- le raccordement d'un million de foyers au réseau du gaz
naturel et l'alimentation de 220.000 foyers ruraux en
électricité,
- l'amélioration de l'alimentation en eau
potable, notamment, avec la réalisation de 35 barrages et de
25 systèmes de transfert d'eau, et l'achèvement de toutes
les stations de dessalement d'eau de mer en chantier,
- plus de 5.000 infrastructures pour la
jeunesse et les sports dont 80 stades, 160 salles
polyvalentes, 400 piscines et plus de 200 auberges et
maisons de jeunes,
- ainsi que d'importants programmes pour les secteurs de
moudjahidine, des affaires religieuses, de la culture et de
la communication.
Par ailleurs, ce programme d'investissements publics réserve
aussi près de 40% de ses ressources à la poursuite du
développement des infrastructures de base et à
l'amélioration du secteur public, avec notamment :
- plus de 3.100 milliards DA destinés au secteur des travaux
publics pour poursuivre l'extension et la modernisation du
réseau routier, et l'augmentation des capacités portuaires,
- plus de 2.800 milliards DA réservés au secteur des
transports en vue de moderniser et d'étendre le réseau de
chemin de fer, d'améliorer le transport urbain (avec
notamment la réalisation de tramways à travers 14 villes),
et de moderniser les infrastructures aéroportuaires,
- près de 500 milliards DA pour l'aménagement du territoire
et l'environnement,
- et près de 1.800 milliards DA pour l'amélioration des
moyens et des prestations des collectivités locales, du
secteur judiciaires, et des administrations de régulation
fiscale, commerciale et du travail.
Outre le volume d'activités qu'il génèrera pour l'outil
national de réalisation, le programme quinquennal réserve
aussi plus de 1.500 milliards DA à l'appui au développement
de l'économie nationale, avec notamment:
- plus de 1000 milliards DA affectés au soutien du
développement agricole et rural mis en route depuis l'année
dernière,
- et près de 150 milliards DA à la promotion de la petite et
moyenne entreprise, à travers la réalisation de zones
industrielles, le soutien public à la mise à niveau ainsi
que la bonification de crédits bancaires pouvant atteindre
300 milliards DA pour cette même fin.
Le développement industriel mobilisera aussi plus de 2000
milliards DA de crédits bancaires bonifiés par l'Etat pour
la réalisation de nouvelles centrales électriques, le
développement de l'industrie pétrochimique et la
modernisation des entreprises publiques.
L'encouragement à la création d'emplois bénéficiera, quant à
lui, de 350 milliards DA sur le programme quinquennal, pour
accompagner l'insertion professionnelle des diplômés
universitaires et de la formation professionnelle, soutenir
la création de micro entreprises et financer les dispositifs
d'emploi d'attente. Les résultats des encouragements publics
à l'emploi viendront s'ajouter au volume massif des
recrutements qui découleront de la réalisation du programme
quinquennal et des effets de la croissance économique. Tout
cela permettra de concrétiser l'objectif de création de
trois millions d'emplois durant les cinq années à venir.
Par ailleurs, le programme 2010-2014 réserve également un
montant de 250 milliards DA au développement de l'économie
de la connaissance à travers le soutien à la recherche
scientifique et la généralisation de l'enseignement et de
l'usage de l'outil informatique dans tout le système
national d'enseignement et dans le service public.
Après l'adoption de ce programme, le
Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a rappelé que "ce programme
est la concrétisation d'un engagement pris devant la Nation
en février de l'année dernière, pour maintenir la dynamique
de reconstruction nationale entamée depuis dix années. Il
appartient, à présent, au gouvernement de le concrétiser,
d'autant que sa mise en oeuvre a été lancée depuis le début
de cette année, avec les premières tranches d'autorisations
de programmes et de crédits de paiement votés dans le cadre
de la loi de finances.
Ce programme appelle aussi, tous les citoyens à se mobiliser
pour le transformer en un puissant levier de croissance, de
création d'emplois et de modernisation du pays.
"En effet, avec l'appui de notre peuple, nous avons pu
restaurer la paix et engager la réconciliation nationale,
dont l'Algérie récolte les fruits en libérant ses énergies
pour rattraper ses retards et relever les défis. Il nous
reste désormais à renforcer les capacités du développement
national et à libérer ce dernier de la dépendance des
hydrocarbures qui sont éphémères, car c'est à ce prix
seulement que nous sécuriserons l'avenir et la pérennité de
notre modèle de justice sociale et de solidarité nationale",
a poursuivi le Président de la République.
"De fait, nulle période de renaissance économique ne serait
irréversible si elle ne produisait les capacités de sa
propre continuité, et il nous suffit d'observer les effets
de la crise économique dans de nombreuses régions du monde
pour nous rappeler cette leçon que nous avons eu déjà à
vivre douloureusement il y a moins de vingt ans. En ce qui
nous concerne, nous avons libéré l'Algérie de la dette
extérieure, mobilisé toutes les ressources disponibles pour
les investir dans le développement économique et social, et
pris des mesures pour restaurer la maîtrise du pays sur sa
propre économie. Mais tout cela serait insuffisant sans une
plus grande mobilisation de tous, en vue de rentabiliser
tous ces acquis", a souligné le chef de l'Etat.
Le Président de la République a ajouté : "Durant dix années,
nous avons amélioré le quotidien des citoyens dans tous les
domaines et permis au pays, essentiellement grâce à la
dépense publique, de faire reculer fortement le chômage et
de maintenir un important taux de croissance hors
hydrocarbures.
A présent, il nous revient de faire un autre saut
qualitatif, en poursuivant, bien sûr, le développement
social et la modernisation de ses infrastructures, mais en
valorisant davantage les capacités productives et notre
potentiel économique.
C'est à ce titre que, après avoir engagé, depuis l'année
dernière, un important programme de soutien à l'agriculture,
nous venons de décider, en outre, de mobiliser des
ressources substantielles pour moderniser les entreprises
publiques et privées dans tous les secteurs.
A cette fin, nous ajouterons dès cette année, à toutes les
incitations déjà en place pour encourager l'investissement,
un appui important à la mise à niveau des petites et
moyennes entreprises (PME). Nous élargirons, aussi, les
programmes de modernisation des entreprises publiques à
toutes celles qui disposent encore localement d'un marché,
en mobilisant également, à leurs côtés, les partenaires
étrangers qui souhaitent bénéficier du marché local et des
contrats liés au programme public d'investissements. Nous
élargirons enfin la marge préférentielle accordée aux
entreprises algériennes sur les contrats publics", a indiqué
le Président de la République.
Le chef de l'Etat a saisi cette occasion pour appeler les
entrepreneurs, les cadres dirigeants d'entreprises et les
travailleurs à transformer ces investissements publics en
atouts pour l'outil économique national, en création
d'emplois pour les jeunes et en volume significatif
d'exportations hors hydrocarbures.
S'adressant au gouvernement, le Président de la République a
ordonné que chaque secteur veille à une bonne maturation des
projets afin d'écarter les réévaluations de coûts,
soulignant que le Trésor public enregistre à travers ce
programme, la mobilisation de toutes ses capacités.
"Chaque secteur rendra compte annuellement de l'exécution
diligente de son propre programme et nous procéderons
annuellement à l'appréciation de la situation financière du
pays pour, le cas échéant, tenir compte de nos moyens
financiers, car nous excluons par avance tout recours à
l'endettement extérieur.
Nous accompagnerons aussi cette importante dépense publique
de développement avec la rigueur nécessaire, pour bannir
tout excès et surtout tout gaspillage dans le fonctionnement
de l'Etat et des collectivités locales. Parallèlement, les
mécanismes de contrôle devront jouer pleinement leur rôle
comme je l'ai déjà ordonné dans ma récente directive", a
souligné le chef de l'Etat.
Concluant ses remarques sur cet important dossier, le
Président de la République a appelé les membres de
gouvernement à s'atteler à une campagne d'explication du
contenu de leur programme sectoriel à travers les médias et
à l'occasion de leurs visites sur le terrain. Il a également
ordonné aux walis, de porter à la connaissance des élus et
de la société civile, le programme de développement réservé
à leurs wilayas respectives.
2. Le Conseil des ministres a poursuivi ses travaux par
l'examen et l'adoption d'un projet de loi relative aux aires
protégées dans le cadre du développement durable.
Ce texte propose une définition des différents espaces
protégés répartis en sept catégories à savoir, le parc
national, le parc naturel, la réserve nature intégrale, la
réserve naturelle, la réserve de gestion des habitants et
des espèces, le site naturel et le corridor biologique. Il
énonce aussi les modalités de classement des aires
protégées, sur avis d'une commission nationale compétente,
avec la participation des autorités locales territorialement
concernées. Il fixe enfin les modes de gestion des aires
protégées ainsi que les dispositions à même de garantir leur
protection effective.
Intervenant au sujet de ce texte législatif, le Président
Abdelaziz BOUTEFLIKA a relevé qu'il vient compléter les
instruments d'une politique globale entamée depuis une
décennie pour préserver l'environnement, promouvoir un
développement durable et dynamiser l'aménagement du
territoire avec une réorientation vers une meilleure
occupation spatiale des wilayas des Hauts Plateaux et du
Sud.
"J'attends donc du gouvernement qu'il
inscrive la conduite et l'orientation du développement
national, dans cette vision pour la concrétiser à moyen et
long termes", a ajouté le Président de la République.
Le chef de l'Etat a, enfin, instruit le
gouvernement de mener une action d'explication et de
sensibilisation de l'opinion, notamment dans les régions qui
seront concernées par l'application de cette législation sur
les aires protégées pour rallier son adhésion et son
concours à la protection et à la valorisation de ces
espaces.
3. Le Conseil des ministres a également examiné et approuvé
un décret Présidentiel portant création d'un Centre national
d'études, d'information et de documentation sur la famille,
la femme et l'enfance.
Ce centre sera appelé à réaliser des études et à exploiter
les données pertinentes, pour aider les pouvoirs publics
dans l'élaboration et la mise en oeuvre de la politique
nationale de promotion de la femme et de protection de la
famille et de l'enfance. Cet apport sera également mis à la
disposition des acteurs universitaires et de la société
civile qui concourent à la promotion de la politique
nationale dans ce domaine. En outre, le centre participera à
la vulgarisation des progrès importants réalisés dans la
promotion du rôle de la femme et dans l'amélioration des
conditions et de la sauvegarde de la famille et de
l'enfance, qui sont des éléments centraux de la politique
nationale de développement humain.
Saisissant cette occasion, le Président de la République a
chargé le gouvernement d'accélérer la mise en oeuvre des
décisions et mesures qu'il a annoncées le 8 mars 2009,
notamment l'encouragement de la formation et de l'emploi y
compris à domicile, au profit des jeunes filles et des
femmes notamment dans le milieu rural, la réalisation d'un
programme de crèches destinées à favoriser l'engagement des
femmes dans la vie active, ainsi que le dispositif
législatif pour l'augmentation des chances des femmes
d'accéder aux assemblées élues conformément aux dispositions
de la Constitution.
4. Le Conseil des ministres a achevé ses travaux par
l'examen et l'approbation de décisions individuelles
relatives à des emplois supérieurs de l'Etat."
Le développement
humain, pilier central du programme économique et social
2010-2014
Le programme
d'investissements publics 2010-2014, initié par le Président
de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, accorde une place
prépondérante au développement humain, considéré, par des
experts, comme le pilier central à la poursuite du processus
de reconstruction nationale.
Doté d'une enveloppe
financière globale de l'ordre de 286 milliards de dollars
(21.214 milliards DA), ce programme, adopté lundi par le
Conseil des ministres, consacre un budget conséquent de
9.386,6 milliards DA à cet important volet qui englobe une
amélioration de l'enseignement à travers ses différents
paliers (primaire, moyen, secondaire, universitaire et la
formation professionnelle), une prise en charge médicale de
qualité, de meilleures conditions d'habitat, d'alimentation
en eau et en ressources énergétiques.
Les secteurs de la
jeunesse et des sports, de la culture, de la communication,
des affaires religieuses, de la solidarité nationale et des
moudjahidine sont également intégrés à cette nouvelle
dynamique qui intervient en prolongement de la relance
socio-économique entamée il y a une dizaine d'années.
Le lourd budget consacré
à ces multiples projets dans leur ensemble "nécessite de la
part de tous rigueur, suivi et contrôle afin d'assurer une
totale réussite à cette grande oeuvre de réalisation
inscrite au profit exclusif des algériens et des
algériennes", notent des observateurs.
"Nous accompagnerons
cette importante dépense publique de développement avec la
rigueur nécessaire, pour bannir tout excès et surtout tout
gaspillage dans le fonctionnement de l'Etat et des
collectivités locales", a affirmé, à ce titre, le Président
BOUTEFLIKA lors de son intervention au Conseil des
ministres.
"Les mécanismes de
contrôle devront parallèlement jouer pleinement leur rôle
comme je l'ai déjà ordonné dans ma récente directive",
a-t-il notamment souligné.
Le chef de l'Etat a
également ordonné que "chaque secteur veille à une bonne
maturation des projets afin d'écarter les réévaluations de
coûts", et clairement indiqué que "chaque secteur rendra
compte annuellement de l'exécution diligente de son propre
programme (...)".
S'il appartient au
gouvernement de concrétiser ce programme (...), il appelle
aussi, tous les citoyens à se mobiliser pour "le transformer
en un puissant levier de croissance, de création d'emplois
et de modernisation du pays".
Ce plan quinquennal
énonce les projets à mettre en oeuvre pour en assurer la
réalisation conformément aux indicateurs chiffrés contenus
dans le communiqué du dernier Conseil des ministres.
Concrètement, il est
fait état de la construction de plus de 3000 écoles
primaires, plus de 1000 collèges, 850 lycées, ainsi que plus
de 2000 internats, cantines et demi-pensions, dont la charge
revient au ministère l'Education nationale qui bénéficie
d'un budget de 852 milliards DA.
L'enseignement supérieur
bénéficie, pour sa part, de 868 milliards DA destinés à la
réalisation de 600.000 places pédagogiques, 400.000 places
d'hébergement et 44 restaurants universitaires, tandis que
le département de l'enseignement et de la formation
professionnelle disposera de près de 178 milliards DA pour
réaliser, notamment, de 220 instituts, 82 centres de
formation et 58 internats.
Une dotation de 619
milliards DA sera attribuée au secteur de la santé pour
assurer la réalisation de 172 hôpitaux, 45 complexes
spécialisés de santé, 377 polycliniques, 1000 salles de
soins et 17 écoles de formation paramédicale.
Un budget de plus de
3700 milliards DA sera en outre alloué à l'habitat pour la
réhabilitation du tissu urbain et la réalisation de 2
millions de logements (dont 500.000 locatifs, 500.000
promotionnels, 300.000 pour la résorption de l'habitat
précaire et 700.000 logements ruraux).
La construction de 35
barrages, 25 transferts, 34 stations d'épuration et de plus
de 3000 opérations d'alimentation en eau potable,
d'assainissement et de protection des villes contre les
inondations seront par ailleurs inscrits au chapitre des
ressources en eau qui bénéficiera de plus de 2000 milliards
DA.
De plus, 60 milliards DA
seront mobilisés par les entreprises sur le marché
financier, pour la finalisation ou la réalisation de 8
nouvelles stations de dessalement de l'eau de mer.
Ce programme consacre
également au secteur de l'énergie une enveloppe de plus de
350 milliards DA pour permettre à un million de foyers de
bénéficier d'un raccordement au réseau de gaz naturel et
220.000 foyers ruraux à l'électricité.
Le sport et les
activités destinées aux jeunes ne sont pas en reste de cet
ambitieux plan qui fait état de la mobilisation de 1130
milliards DA pour la réalisation de 80 stades de football,
750 complexes de proximité, 160 salles polyvalentes, plus de
400 piscines, plus de 3500 aires de jeux, plus de 230
auberges et maisons de jeunes et plus de 150 centres de
loisirs scientifiques pour jeunes.
La réalisation de 40
maisons de la culture et complexes culturels, 340
bibliothèques, 44 théâtres, 12 conservatoires de musiques et
écoles des Beaux-Arts, ainsi que 156 centres de loisirs
scientifiques, projetée dans le cadre de ce vaste programme
nécessitera, de son côté, plus de 140 milliards DA, tandis
que plus de 106 milliards DA seront consacrés au ministère
de la communication pour l'amélioration des équipements
radios et télévision et l'amélioration de leurs réseaux de
diffusion.
Au chapitre religieux,
plus de 120 milliards DA seront destinés à la réalisation de
la grande mosquée d'Alger, de 80 mosquées et centres
culturels islamiques, 17 écoles coraniques et la
restauration de 17 mosquées historiques.
Le secteur de la
solidarité nationale, qui bénéficiera de 40 milliards DA,
sera en charge de la construction, entre autres, de plus de
70 établissements spécialisés au bénéfice des handicapés et
de près de 40 infrastructures pour personnes en détresse,
tandis que la réalisation de 9 centres de repos, des salles
de soins et de rééducation, 17 musées et complexes
historiques, ainsi que la réhabilitation de 34 sites
historiques et l'aménagement de plus de 40 cimetières de
martyrs reviendra au département des moudjahidine qui
disposera de plus de 19 milliards DA.
Près de 10.000
milliards de dinars au développement humain
Une enveloppe de près de
10.000 milliards de dinars a été dégagée au développement
humain dans le cadre du programme d'investissements publics
2010-2014.
Développement humain
(9.386,6 milliards de dinars), dont :
- 852 milliards DA pour
l'Education nationale pour la réalisation de plus de 3000
écoles primaires, plus de 1000 collèges, 850 lycées, ainsi
que plus de 2000 internats, cantines et demi-pensions.
- 868 milliards DA sont
destinés à l'Enseignement supérieur pour, notamment, la
réalisation de 600.000 places pédagogiques, 400.000 places
d'hébergement et 44 restaurants universitaires,
- Près de 178 milliards
DA à l'Enseignement et la Formation professionnels pour la
réalisation, notamment, de 220 instituts, 82 centres de
formation et 58 internats.
- 619 milliards DA au
secteur de la Santé pour la réalisation de 172 hôpitaux, 45
complexes spécialisés de santé, 377 polycliniques, 1000
salles de soins et 17 écoles de formation paramédicale.
- Plus de 3700 milliards
DA à l'Habitat pour la réhabilitation du tissu urbain et la
réalisation de 2 millions de logements (dont 500.000
locatifs, 500.000 promotionnels, 300.000 pour la résorption
de l'habitat précaire et 700.000 logements ruraux). 1,2
million de logements seront ainsi livrés durant le
quinquennat, le reste sera achevé entre 2015 et 2017.
- Plus de 350 milliards
DA seront consacrés au secteur de l'Energie, notamment pour
le raccordement de 1 million de foyers au réseau de gaz
naturel et 220.000 foyers ruraux à l'électricité.
- Plus de 2000 milliards
DA au secteur de l'eau en vue de la réalisation de 35
barrages, 25 transferts, 34 stations d'épuration et de plus
de 3000 opérations d'alimentation en eau potable,
d'assainissement et de protection des villes contre les
inondations. A ce montant, s'ajouteront 60 milliards de DA
qui seront mobilisés par les entreprises sur le marché
financier, pour la finalisation ou la réalisation de 8
nouvelles stations de dessalement de l'eau de mer.
- Plus de 40 milliards
DA seront destinés à la Solidarité nationale afin de
permettre, entre autres, la réalisation de plus de 70
établissements spécialisés au bénéfice des handicapés et de
près de 40 infrastructures pour personnes en détresse.
- Plus de 1130 milliards
DA au secteur de la Jeunesse et des Sports pour la
réalisation de 80 stades de football, 750 complexes de
proximité, 160 salles polyvalentes, plus de 400 piscines,
plus de 3500 aires de jeux, plus de 230 auberges et maisons
de jeunesse, et plus de 150 centres de loisirs scientifiques
pour jeunes.
- Plus de 19 milliards
DA seront alloués aux Moudjahidine en vue, notamment, de
réaliser 9 centres de repos, des salles de soins et de
rééducation, 17 musées et complexes historiques, ainsi que
la réhabilitation de 34 sites historiques et l'aménagement
de plus de plus de 40 cimetières de martyrs.
- Plus de 120 milliards
DA seront affectés aux Affaires religieuses pour la
réalisation de la grande mosquée d'Alger, de 80 mosquées et
centres culturels islamiques, 17 écoles coraniques et la
restauration de 17 mosquées historiques.
- Plus de 140 milliards
DA seront destinés à la Culture pour la réalisation de 40
maisons de la Culture et complexes culturels, 340
bibliothèques, 44 théâtres, 12 conservatoires de musiques et
écoles des Beaux-Arts, ainsi que 156 centres de loisirs
scientifiques.
-
Plus de 106
milliards DA seront consacrés à la Communication pour
l'amélioration des équipements radios et télévision et
l'amélioration de leurs réseaux de diffusion.
Amélioration du
service public : près de 379 milliards DA alloués à la
justice
Près de 379 milliards DA
ont été alloués au secteur de la justice dans le cadre de
l'amélioration du service public prévu par le programme
d'investissements publics pour la période 2010-2014.
Les 379 milliards sont
dédiés notamment à la réalisation de 110 cours et tribunaux,
d'écoles de formation et de plus de 120 établissements
pénitentiaires ainsi qu'à la modernisation des moyens de
travail de la justice.
Il est à rappeler que,
depuis le début de la réforme du secteur de la justice en
1999, une cinquantaine de nouvelles infrastructures
judiciaires ont été réceptionnées pendant que 80 % de toutes
celles existantes ont été rénovées et informatisées à la fin
2009.
Une dizaine de tribunaux
administratifs seront installés au niveau de plusieurs
wilayas, celui d'Alger est déjà fonctionnel depuis fin mars
dernier, et ce en vertu de la nouvelle législation
administrative qui dissout les chambres administratives
relevant des cours de justice et les remplace par des
tribunaux administratifs.
La réforme pénitentiaire,
qui vise, entre autres, l'humanisation des conditions de
détention, a prévu la construction de 81 prisons d'une
capacité d'accueil de 50.000 places, dont 13 d'une capacité
d'accueil de 1900 places sont en cours de construction.
Toujours dans le cadre
de cette réforme qui a aussi touché la formation des
ressources humaines, près de 2.000 magistrats ont été formés
entre 1999 et fin 2010, portant le nombre des magistrats à
près de 4.000.
Le Président de la
République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, avait donné instruction
pour le recrutement de 470 élèves magistrats pendant toutes
les années du programme quinquennal (2010-2014).
Il est également à
relever que la révision du système législatif national a vu
la promulgation de 159 textes, dont 41 textes à caractère
législatif, 13 décrets Présidentiels et 58 décrets exécutifs
depuis le début de la réforme du secteur.
Les statistiques pénales
des dernières années montrent que la politique pénale mise
en oeuvre en Algérie est "efficace" et a contribué à réduire
la criminalité.
Les étapes franchies par
la réforme de la justice, engagée depuis 1999, ont permis
d'améliorer la performance de l'action judiciaire et
l'application des décisions de justice, l'accroissement du
volume de l'action judiciaire et une plus grande compétence
dans le traitement des affaires liées aux nouvelles formes
de la criminalité, relèvent des experts.
Les résultats de la
réforme de la justice attestent, selon les mêmes experts, de
la volonté des pouvoirs publics accordée au secteur, en
témoigne le discours du Président de la République à
l'ouverture de l'année judiciaire 2009-2010 qui avait mis
l'accent sur les impératifs de droit susceptibles de
répandre l'esprit de justice.
"La réforme de la
justice constitue, pour nous, un dossier prioritaire, d'où
l'attention particulière que nous lui accordons", avait-il
affirmé, relevant que l'occasion lui a été donnée pour "saluer
les résultats réalisés à travers les différentes étapes de
l'exécution du programme de réforme de la justice".
Le chef de l'Etat avait
cité, comme exemples, l'accroissement des effectifs des
ressources humaines, l'amélioration des conditions d'accueil
des justiciables et de travail des magistrats et celui des
auxiliaires et des agents de justice".
Il avait, en outre,
évoqué les mesures prises pour l'ensemble des services de
l'institution judiciaire, à savoir les méthodes et procédés
modernes introduits et le renforcement des moyens matériels,
y compris l'introduction des technologies de l'information
et de la communication (TIC), améliorant ainsi la
performance professionnelle", soulignant que "la démarche,
dans son ensemble, a eu un écho favorable auprès des
citoyennes et des citoyens".
Le Président BOUTEFLIKA
avait également appelé à la révision des méthodes de travail
de certaines juridictions, notamment celles de la Cour
suprême et du Conseil de l'Etat, afin de faciliter la prise
en charge du nombre des recours.
"Il est un devoir de
procéder à la révision des méthodes de travail de certaines
juridictions à leur tête, la Cour suprême et le Conseil de
l'Etat afin de leur faciliter la prise en charge du nombre
sans cesse croissant des recours qui y sont introduits",
avait-il recommandé dans son discours.
"Il y va de même pour le
tribunal criminel", avait-il dit, soulignant qu'il est
également impératif de "revoir son organisation afin de
garantir les droits des citoyens qui y comparaissent en les
informant d'autres modes de recours à l'instar de ce qui en
vigueur au niveau des autres tribunaux".
Programme 2010-2014
pour le secteur des travaux publics: un véritable plan pour
désenclaver toutes les régions
Le programme public de
développement économique et social pour la période
2010-2014, est marqué dans le secteur des travaux publics
par la continuité, confirmant la volonté de l'Etat de
désenclaver les populations dans toutes les régions du pays
et de consolider les assises infrastructurelles.
Ce
programme quinquennal de développement, financé par l'Etat,
prévoit un budget global de l'ordre de 6.447 milliards DA
pour le développement des infrastructures de bases.
Plus de 3.100 milliards
DA sont destinés au secteur des travaux publics pour
poursuivre l'extension et la modernisation du réseau
routier, et l'augmentation des capacités portuaires.
Une enveloppe de 3.132
milliards DA est ainsi attribuée en vue de finaliser le
réseau de l'autoroute Est-Ouest, de la compléter par 830 km
de liaison autoroutières, de procéder au dédoublement de
près de 700 km de routes nationales, de réaliser plus de
2.500 km de routes nouvelles, de moderniser et réhabiliter
plus de 8.000 km de route, de réaliser et moderniser près de
20 ports de pêche et de procéder au dragage et au
confortement de 25 ports, ainsi qu'au renforcement de trois
aérodromes.
Le bilan du programme de
développement des infrastructures des travaux publics sur la
période 2005 à 2009, doté d'une enveloppe globale de 2.550
milliards DA, et qui recouvre plus de 1.800 opérations et
réalisations, a connu une avancée "très sensible".
Le programme quinquennal
2005/2009 a permis l'entretien et le développement de plus
de 67.369 kilomètres de réseau routier et la construction de
1.250 ouvrages d'art.
L'état du réseau routier
est aujourd'hui acceptable pour 95% des routes nationales
contre 55% en 1999, 75% des chemins de wilayas contre 45% en
1999, et 71% des chemins communaux contre 40% en 1999.
Ce programme a permis
d'enregistrer une amélioration de la fluidité et de la
sécurité routières avec la livraison de 37 ouvrages
souterrains (trémies), l'élimination de plus de 500 points
noirs, ainsi que la réalisation d'un important programme de
signalisation verticale et horizontale.
Quelque 500 maisons
cantonnières équipées ont été réalisées dans le cadre de ce
programme, ainsi que 15 parcs régionaux, pour l'entretien du
réseau routier et les interventions en cas d'intempéries ou
d'éboulements.
Le précédent programme
quinquennal a permis également la réalisation d'une
autoroute moderne d'un linéaire total de plus de 1.720
kilomètres qui est en voie de finalisation, et qui sera
équipée et exploitée aux standards internationaux, et la
réalisation de la deuxième rocade autoroutière d'Alger, d'un
linéaire total de 200 kilomètres.
Le programme 2005-2009 a
permis, en outre, le développement de la route
transsaharienne, avec l'achèvement du dernier tronçon de 415
kilomètres jusqu'à la frontière avec le Niger, le
confortement de 21 infrastructures portuaires et la
construction de 11 ports et abris de pêche et le
renforcement et la réhabilitation de 21 pistes
aéroportuaires ainsi que la réalisation de la deuxième piste
de l'aéroport d'Oran.
L'exécution du programme
des travaux publics sur la période 2005 à 2009 a également
généré 561.000 emplois, et permis le renforcement de l'outil
d'ingénierie et de réalisation avec la création de 3.500
nouvelles entreprises et 350 bureaux d'études.
Le programme de
développement du secteur des travaux publics en chiffres
Le programme public de
développement économique et social pour la période
2010-2014, adopté par la Conseil des ministres, prévoit un
budget global de l'ordre de 6.447 milliards DA pour le
développement des infrastructures de bases.
- 3.132 milliards DA
sont destinés au secteur des travaux publics pour poursuivre
l'extension et la modernisation du réseau routier, et
l'augmentation des capacités portuaires.
- Cette enveloppe sera
consacrée à la finalisation du réseau de l'autoroute
Est-Ouest, de la compléter par 830 km de liaison
autoroutières et de procéder au dédoublement de près de 700
km de routes nationales.
-Il sera également
question de réaliser plus de 2.500 km de routes nouvelles,
de moderniser et réhabiliter plus de 8.000 km de route, de
réaliser et moderniser près de 20 ports de pêche et de
procéder au dragage et au confortement de 25 ports, ainsi
qu'au renforcement de trois aérodromes.
- Le programme
quinquennal 2005/2009, doté d'une enveloppe globale de 2.550
milliards DA a permis l'entretien et le développement de
plus de 67.369 km de réseau routier et la construction de
1.250 ouvrages d'art ainsi que:
- La livraison de 37
ouvrages souterrains (trémies), l'élimination de plus de 500
points noirs ou accidentogènes, ainsi que la réalisation
d'un important programme de signalisation verticale et
horizontale.
- La réalisation d'une
autoroute moderne d'un linéaire total de plus de 1.720 km et
la réalisation de la deuxième rocade autoroutière d'Alger,
d'un linéaire total de 200 km.
- Le développement de la
route transsaharienne, avec l'achèvement du dernier tronçon
de 415 km jusqu'à la frontière avec le Niger, le
confortement de 21 infrastructures portuaires et la
construction de 11 ports et abris de pêche et le
renforcement et la réhabilitation de 21 pistes
aéroportuaires ainsi que la réalisation de la deuxième piste
de l'aéroport d'Oran.
Un taux de chômage
sous la barre des 10% à l'horizon 2014
La création d'emploi
continue d'être encouragée par le gouvernement qui projette
de réduire le taux de chômage dans le pays sous la barre des
10%, eu égard aux 350 milliards de DA qui lui ont été
réservés dans le programme quinquennal 2010-2014.
En effet, ce programme a
prévu une enveloppe financière de 150 milliards (MDS) de
dinars pour accompagner l'insertion professionnelle des
diplômés universitaires et la formation professionnelle, 80
MDS de dinars en soutien à la création de micro-entreprises
et de micro-activités et 130 MDS de dinars pour les
dispositifs d'emploi d'attente.
En outre, les résultats
des encouragements publics à l'emploi viendront s'ajouter au
volume massif des recrutements qui découleront de la
réalisation du programme quinquennal et des effets de la
croissance économique.
Avec cette consistante
dotation, estiment des experts, il devient désormais
possible de concrétiser l'objectif de création de trois
millions d'emplois durant les cinq années à venir, prévu
dans le programme Présidentiel.
En mars 2009, le
Président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, avait
annoncé de nouvelles mesures destinées à encourager la
participation des jeunes investisseurs au développement
local.
Elles consistent en la
création d'un fonds d'investissement par wilaya, recevant
une dotation publique pouvant atteindre 1 milliard DA et
géré par une banque publique. Ces fonds participeront au
financement du capital au titre de la création de petites et
moyennes entreprises au profit des jeunes entrepreneurs.
La réservation d'un
espace aux activités et aux entreprises développées par les
jeunes entrepreneurs au niveau de chaque zone industrielle
qui sera créée, est également prévue. Cette affectation, qui
sera inscrite dans le cahier des charges régissant la
gestion des zones industrielles, aboutira à créer des
synergies entre les activités lancées par les jeunes d'une
part, et les PME et grandes entreprises, d'autre part.
Les pouvoirs publics ont
été instruits pour créer, par ailleurs, au niveau de chaque
centre universitaire et de formation professionnelle, une
cellule de conseils dotée de cadres financiers qualifiés,
pour accompagner les étudiants et stagiaires de la formation
professionnelle désireux de créer leurs propres activités à
l'issue de leurs études.
Ces cellules
constitueront, sur ressources publiques, quelques petites
unités de production de biens et de services en vue de les
mettre à la disposition des diplômés les plus méritants
selon la formule de la location-vente.
Le chef de l'Etat avait
également décidé de l'instauration d'un encouragement fiscal
au profit des PME qui recruteront des jeunes diplômés sans
emplois pour encourager le recrutement des jeunes demandeurs
d'emplois.
En vue de réduire le
phénomène du chômage qui touche surtout les jeunes, le
Président BOUTEFLIKA avait annoncé le maintien et le
renforcement du dispositif des contrats pré-emploi (CPE),
destiné au placement des diplômés universitaires et des
techniciens supérieurs et qui a permis l'emploi de plus de
300.000 bénéficiaires, durant ces dernières années, leur
offrant ainsi l'acquisition d'une expérience
professionnelle.
Il est aussi attendu la
dynamisation du nouveau Dispositif d'aide à l'insertion
professionnelle (DAIP), mis en place au profit des diplômés
de l'enseignement supérieur et de la formation
professionnelle, des jeunes issus du cycle secondaire de
l'éducation nationale ainsi qu'aux jeunes sans qualification
ni formation, dont la durée de recrutement ou de formation
peut, selon le cas, s'étaler jusqu'à deux ans.
Lancé en juin 2008, ce
nouveau dispositif qui avait permis, six mois après sa
création, le placement de plus de 160.000 jeunes sans
emplois, devrait atteindre l'objectif de 400.000 placements
par année.
Les efforts
gouvernementaux colossaux consentis en matière de création
d'emplois ont permis durant la dernière décennie de réduire
considérablement le taux national de chômage chutant
aujourd'hui à 11%.
Selon le ministre du
Travail, de la Sécurité sociale et de l'Emploi, M. Tayeb
Louh, durant les dix dernières années, entre 500.000 et
550.000 emplois ont été créés annuellement contre 40.000 par
an dans les années 1990.
M. Louh a expliqué que
pour encourager les jeunes à réaliser des projets grâce aux
mécanismes mis en place par l'Etat (agence et fonds), plus
de 76.000 emplois et 30.000 micro-entreprises ont été créées
pour le seule année de 2009.
"L'objectif arrêté par
le secteur était de créer 30.000 entreprises par le biais de
l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ)
et 10.000 autres à travers le Fonds national de l'assurance
chômage", a-t-il ajouté.
Le dispositif d'aide à
l'insertion professionnelle a permis d'installer près de
300.000 jeunes dans des entreprises économiques et certains
dans la fonction publique, a relevé le ministre.
Evoquant le prochain
quinquennat, il a fait part de la confiance des pouvoirs
publics, quant à la concrétisation de ces prévisions, en
s'appuyant sur le programme de création de 3 millions
d'emplois dans le cadre de ce plan quinquennal, dont
1.500.000 au titre des programmes publics de soutien à
l'emploi.
A propos de la création
d'emplois dans le cadre des dispositifs de l'ANSEJ et de le
CNAC, le ministre a indiqué que "les prévisions pour la
période 2010-2014 tablent sur une moyenne de création de
100.000 emplois par an", soit le double de qui a été réalisé
annuellement durant le dernier quinquennat.
Industrie et PME :
l’Etat réaffirme son soutien au secteur
La relance de la
production industrielle, le soutien aux PME et la création
d’emplois stables sont au devant des préoccupations du
programme de développement quinquennal 2010-2014, doté d’une
enveloppe globale de 21.214 milliards de dinars, soit près
de 286 milliards de dollars.
Le Président Abdelaziz
BOUTEFLIKA, qui a présidé le dernier Conseil des ministres
qui a adopté ce plan, a notamment insisté sur le fait qu’il
faut aujourd’hui "valoriser davantage les capacités
productives et notre potentiel économique".
Le Chef de l’Etat a,
ainsi, remis au goût du jour la nécessité de relancer la
production industrielle et, surtout, de rendre leur
efficacité aux entreprises nationales, qu’elles soient
publiques ou privées.
"Nous venons de décider
(à) de mobiliser des ressources substantielles pour
moderniser les entreprises publiques et privées dans tous
les secteurs’’, a souligné le Président de la République
devant le Conseil des ministres.
Il annoncera, ainsi que
"à cette fin, nous ajouterons dès cette année, à toutes les
incitations déjà en place pour encourager l’investissement,
un appui important à la mise à niveau des petites et
moyennes entreprises", ajoutant que "nous élargirons, aussi,
les programmes de modernisation des entreprises publiques à
toutes celles qui disposent encore localement d’un marché".
Le soutien de l’Etat aux
entreprises publiques ne s’arrête pas là, puisque le
Président BOUTEFLIKA précisera que "des partenaires
étrangers, qui souhaitent bénéficier du marché local et des
contrats liés au programme public d’investissements, seront
mobilisés aux cotés des entreprises nationales".
Last but not least, il
annoncera également que "nous élargirons enfin la marge
préférentielle accordée aux entreprises algériennes sur les
contrats publics".
Par les chiffres, la
volonté de l’Etat de soutenir les entreprises industrielles
se confirme dans ce programme de développement quinquennal
qui mobilisera ainsi près de 150 milliards de DA pour la
promotion de la PME.
Ce soutien de l’Etat aux
PME se fera notamment à travers "la réalisation de zones
industrielles, le soutien public à la mise à niveau (des
entreprises), ainsi que la bonification de crédits bancaires
pouvant atteindre 300 milliards de dinars", indique le
communiqué du Conseil des ministres.
En outre, "le
développement industriel mobilisera plus de 2.000 milliards
de dinars de crédits bancaires bonifiés par l’Etat pour la
réalisation de centrales électriques, le développement de
l’industrie pétrochimique et la modernisation des
entreprises publiques".
Le programme est
titanesque, avec une volonté affichée de l’Etat de redonner
à l’industrie algérienne, à travers le soutien et la
promotion des PME, des moyens financiers et techniques pour
répondre aux exigences de la croissance industrielle, qui
doit être, avec l’agriculture, le moteur de la croissance
économique nationale.
Certes, le secteur
industriel a traversé ces dernières années une période
difficile, marquée par une pénible mise à niveau des PME,
mal outillées pour affronter un marché international où
souvent la concurrence n’est pas tellement loyale sur des
produits industriels stratégiques.
La politique nationale
dans ce domaine reste, ainsi, fermement orientée, pour les
cinq prochaines années, vers le soutien et l’accompagnement
des PME algériennes dans leur intégration au moindre coût
social dans la nouvelle division internationale du travail,
marquée par les exigences souvent contraignantes, et au
profit des grands pays industrialisés, des règles drastiques
du commerce international.
Pour autant, l’accent
dans le programme quinquennal sera résolument orienté vers
une diversification de la production industrielle nationale,
le captage de ressources financières provenant des
investissements étrangers directs (IDE), pour que les PME
puissent efficacement contribuer à la croissance économique
nationale, et améliorer la valeur ajoutée du secteur.
L'habitat bénéficie
d'une enveloppe de 3.700 mds DA sur 2010-2014
Une enveloppe financière
de plus de 3.700 milliards de dinars, soit l'équivalent de
50 milliards de dollars, est allouée au secteur de l'Habitat
pour la construction de deux (2) millions de logements et la
réhabilitation du tissu urbain sur la période 2010-2014.
Sur la totalité des
engagements financiers de l'ordre de 21.214 milliards DA
(près de 286 milliards de dollars) qui seront mobilisés par
le nouveau programme quinquennal d'investissements publics,
une part de 17,4% sera ainsi affectée pour résorber le
déficit en logements au niveau national.
Il s'agira de réaliser
500.000 logements locatifs, 500.000 logements promotionnels,
300.000 logements dans le cadre de la résorption
d'habitations précaires et 700.000 logements ruraux.
Un total de 1,2 million
de logements sera livré durant le quinquennat 2010-2014,
tandis que le reste, soit 800.000 logements, sera achevé
entre 2015 et 2017.
Ce programme de
l'habitat succèdera donc à celui du quinquennat 2005-2009
qui avait été fixé initialement à un (1) million de
logements pour être porté à 1,65 million de logements,
enregistrant ainsi un accroissement de 65%, à la faveur des
décisions du Président de la République, M. Abdelaziz
BOUTEFLIKA, portant affectation de programmes
complémentaires aux wilayas du Sud et des Hauts plateaux et
à la résorption progressive de l'habitat précaire.
Le nombre de logements
réalisés durant la période 2005-2009 s'élève à 912.326
logements (toutes catégories), représentant 91,2% de
l'objectif du programme du Président de la République qui a
prévu la livraison d'un million de logements à l'échéance de
2009.
En prenant en
considération les prévisions de réalisation arrêtées pour le
2éme semestre 2010, le nombre cumulé de logements achevés à
l'échéance du 31 décembre 2010 atteindrait 1,048 million
d'unités.
Les logements réalisés
se composent de 42% de logements ruraux et de 58% de
logements urbains.
Pour ce qui est du volet
financier, la dotation financière globale allouée par l'Etat
au programme de l'habitat 2005-2009 s'est élevé à 1.581 mds
DA.
Le programme
d'investissements publics pour le quinquennat 2010-2014 est
doté de 21.214 mds DA (286 mds de dollars) concerne deux
principaux volets: le parachèvement des grands projets déjà
entamés, notamment dans les secteurs du rail, des routes et
de l'eau, pour un montant de 9.700 mds DA (130 mds dollars),
et l'engagement de projets nouveaux pour un montant de
11.534 mds DA (près de 156 mds dollars).
Un total de 619
milliards DA au profit de la santé
Le secteur de la santé a
bénéficié d'une enveloppe financière de 619 milliards de
dinars dans le cadre du programme d'investissements publics
pour la période 2010-2014.
Cette somme est dévolue
à la réalisation de 172 hôpitaux, 45 complexes spécialisés
de santé, 377 polycliniques, 1.000 salles de soins, 17
écoles de formation paramédicales, et plus de 70
établissements spécialisés au bénéfice des handicapés.
Les opérations de santé
du programme quinquennal 2010-2014 seront inscrites selon
les priorités qui viseront notamment la réduction des écarts
sanitaires entre les wilayas sur le plan des soins
spécialisés avec la réalisation d'instituts, d'hôpitaux ou
d'établissements hospitaliers spécialisés (EHS) et de
structures de proximité spécialisées.
Le programme quinquennal
concerne aussi l'amélioration de l'accessibilité aux soins
primaires et secondaires, sachant qu'à l'horizon 2015, 254
polycliniques et 34.800 lits sont nécessaires.
Il est à noter que les
infrastructures hospitalières existantes dans le pays sont
de l'ordre de 13 centres hospitalo-universitaires (CHU), un
établissement hospitalo-universitaire (EHU), 5
établissements hospitaliers (EH), 68 établissements
hospitaliers spécialisés (EHS) et 195 établissements publics
hospitaliers (EPH) dans le pays.
Ce tissu hospitalier est
complété par des structures regroupées au sein
d'établissements publics de santé de proximité (EPSP), au
nombre de 271, et qui ont, sous leur autorité, un tissu de
988 polycliniques avec lits de maternité (3556 lits), 387
polycliniques sans lits et 5376 salles de soins. Le nombre
de lits publics est de 63.680.
Pour 2009, les crédits
budgétaires, de fonctionnement (80%) et d'équipement (20%),
du secteur public de santé ont été au total de l'ordre de 22
milliards de dinars, dont 38 milliards de dinars de
contribution CNAS.
De manière générale, les
crédits budgétaires alloués au secteur public de santé ont
été multipliés par 4 entre 2000 et 2009, selon un bilan du
ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme
administrative.
L'impact de ces efforts
se traduit par une "meilleure" prise en charge du secteur
qui enregistre, en matière de démographie et de population,
une augmentation constante de l'espérance de vie à la
naissance égale à 75,5 ans en 2007, qui "nous situe dans la
moyenne des pays développés", explique le ministère.
Un recul "constant" de
la mortalité, notamment infantile qui est passée de 39,4 ans
décès pour mille naissances vivantes en 1999 à 26,2 en 2007.
Les ratios nationaux en
2009 sont de 1 généraliste pour 1457 habitants, 1
spécialiste pour 2052 habitants, 1 pharmacien pour 4492
habitants, 1chirurgien dentiste pour 3241 habitants et 1
paramédical pour 370 habitants.
En matière
d'épidémiologie, il a été enregistré une "baisse
remarquable" des maladies transmissibles et constaté une
prépondérance des maladies non transmissibles qui
représentent actuellement 60% des causes de décès contre 30%
pour les maladies transmissibles et 10% pour les morts
violentes.
250 milliards DA
(bien milliards) pour la recherche scientifique et les
nouvelles technologies de la communication
Une enveloppe de 250
milliards de dinars a été allouée par l'Etat dans le cadre
du programme public de développement économique et social
2010-2014 pour le développement de la Recherche scientifique
et les nouvelles technologies de la communication et le
parachèvement des acquis des précédents plans.
A ce titre, 100
milliards de dinars ont été destinés au développement de la
Recherche scientifique, 50 milliards de dinars aux
équipements destinés à la généralisation de l'enseignement
de l'informatique dans tout le système national d'éducation,
d'enseignement et de formation et 100 milliards de dinars
pour la mise en place de la gouvernance électronique "e-gouvernance".
La Recherche
scientifique qui s'est vu consacrée 100 milliards de dinars,
dans le nouveau plan quinquennal, est désormais inscrite au
nombre des grandes priorités nationales et exige la
mobilisation, dans un cadre coordonné de l'ensemble des
potentialités.
Le Président de la
République avait indiqué en août 2009 que le secteur de la
Recherche scientifique académique s'est doté de moyens
financiers "importants qui, couvriront les besoins en
matière de recherche sérieuse en ce sens qu'il seront mis à
profit pour récompenser chercheurs et encadreurs, équiper
les laboratoires de recherche et autres ateliers et
valoriser les brevets d'invention".
"Cette démarche vise à
établir un climat de confiance entre les scientifiques et
leur environnement socio-industriel en vue d'une
exploitation optimale des résultats de la recherche en
faveur de l'économie nationale", a-t-il dit.
Dans ce cadre, les
principales actions déjà entreprises ont été consacrées à la
mise en place de 12 nouveaux Comités sectoriels permanents
(CSP) et à l'installation prochaine du Conseil national
d'évaluation, qui sera un véritable socle de promotion du
système national de recherche pour l'ériger au niveau des
standards internationaux.
Ces principales actions
ont été consacrées à l'augmentation du nombre de
laboratoires de recherche qui passe de 640 à 783
laboratoires agrées auprès des établissements d'Enseignement
supérieur, le lancement programmé de 200 blocs laboratoires
de recherche, la création de 6 nouvelles unités de
recherche, et d'un Centre national de recherche en
biotechnologie.
Et afin d'atteindre une
recherche scientifique utile pour l'économie et la société,
34 programmes nationaux de recherche scientifique (PNR) dans
différentes secteurs d'activité ont été lancés à partir de
février dernier et ce jusqu'à la fin 2010.
La mise en plan de ces
programmes a nécessité la mobilisation de plus de 1000
experts relevant de tous les secteurs socio-économiques,
ainsi que des compétences universitaires à l'intérieur et à
l'extérieur du pays.
Les 34 PNR ont été
proposés par les comités intersectoriels et concernent
principalement l'Agriculture, les Ressources en eau, les
Matières premières l'Energie, l'Education, la Culture, la
Communication, le Droit, l'Economie, l'Habitat, l'Urbanisme
et la construction, la Santé et les sciences du vivant, la
Technologie et l'industrie, les Sciences humaines et
l'histoire, l'Aménagement du territoire, l'Environnement et
les risques majeurs et les sciences fondamentales.
Il est également projeté
d'impliquer les professeurs universitaires dans les
activités des programmes nationaux et parvenir ainsi à
atteindre un objectif de 28.000 professeurs chercheurs au
cours de la même année à travers 1200 laboratoires pour
appuyer le programme national de Recherche scientifique.
En outre, le programme
public de développement économique et social a consacré une
enveloppe de 100 milliard de dinars, pour la mise en place
de la gouvernance électronique (e-gouvernance) ainsi que son
élargissement.
Le e-gouvernance est un
système qui permettra de développer les services publics, de
moderniser les administrations et les entreprises. Il ne se
limite pas seulement à l'introduction des outils
informatiques dans les institutions mais améliorera la
gestion interne et les relations avec le citoyen.
Il consiste en
l'utilisation par l'Etat des nouvelles technologies pour
assurer la marche régulière des services publics tant pour
son fonctionnement interne qu'en faveur des usagers.
Son application
contribuera au développement de toutes les activités, les
mesures et les procédures, leur simplification et leur
transfert "qualitatif" aux cadres techniques par l'usage
d'appareils et de systèmes technologiques sophistiqués.
Les années à venir
verront la création et l'ouverture de portails sur Internet
de l'ensemble des ministères, administrations centrales et
collectivités locales (Wilaya-Daira-APC) dans le but du
rapprochement des citoyens de l'administration.
Les citoyens peuvent
grâce à cette stratégie d'ouverture de portails procéder au
téléchargement de formulaires et autres documents
administratifs.
Environ 400 services en
ligne sont proposés dans la stratégie e-Algérie 2013 en
direction des citoyens, des entreprises et des
administrations.
Sur un autre volet, le
même programme a consacré une enveloppe de 50 milliards de
dinars pour les équipements destinés à la généralisation de
l'enseignement de l'informatique dans le système national
de l'Education, de l'Enseignement et de la Formation.
En effet, plusieurs
conventions ont été signées entre le secteur de la PTIC et
de celui de l'Education, Jeunesse et sports, Solidarité
nationale, Enseignement et formation professionnels dans le
but de la généralisation de l'utilisation des TIC dans les
établissements des secteurs.
Concernant l'Education,
la mise en oeuvre de la réforme du système éducatif a permis
d'introduire l'outil informatique à tous les paliers de
l'enseignement, outre la consécration de l'informatique en
tant que matière à part entière.
Afin d'améliorer le
rendement éducatif, tous les établissements du secondaires
avaient été dotés, d'un laboratoire d'informatique tandis
que ceux du moyen seront dotés d'un laboratoire
d'informatique dès la fin de l'année en cours, et les écoles
primaires disposeront des mêmes laboratoires dès l'année
prochaine.
Et afin de généraliser
l'utilisation des TIC, à travers les établissements prenant
en charge les populations aux besoins spécifiques, une
convention cadre a été signée entre les ministères de la
PTIC et de la Solidarité nationale, de la Famille et de la
Communauté nationale établie à l'étranger.
En vertu de la
convention, le ministère de la PTIC s'engage à assurer la
généralisation de cette opération au niveau de l'ensemble
des établissements relevant du ministère de la Solidarité
nationale.
Cette mesure passe par
la mise à niveau des établissements déjà connectés à
Internet ou en offrant la connexion aux établissements non
encore connectés outre la formation de formateurs
spécialisés à l'usage des TIC.
Une autre convention a
aussi été signée entre les ministères des PTIC et celui la
Formation et de l'Enseignement professionnels, avec pour
objectif de soutenir la formation dans le domaine des
Technologies de l'information et de la communication au
profit des différentes catégories de la société.
Encadrée par des
spécialistes en informatique et communication des deux
secteurs, cette formation concernera les fonctionnaires, les
étudiants, les chômeurs, les femmes en milieu rural et les
femmes au foyer.